Insertion Professionnelle

L’organisation des projets est axée vers l'insertion professionnelle et donc liée à des compétences

L’axe de cohérence pédagogique de l’ensemble de la formation est déterminé par le titre du diplôme professionnel : Administrateur d’Institutions Culturelles.
Il en découle que la maîtrise de conception et de mise en œuvre d’un projet prend une dimension de reconnaissance des composantes d’une action à vocation culturelle prise dans l’ensemble de ses dimensions institutionnelles, économiques, administratives, artistiques et sociales.
L’action culturelle est alors « l’objet » de référence de la compétence administrative.
Cette compétence consiste essentiellement à l’évaluation « administrative » des valeurs de cet « objet » dans le cadre politique et stratégique de l’action culturelle et au niveau institutionnel où elle se joue. De ce point de vue administratif, l’action culturelle se joue selon une logique temporelle simple : un avant, un pendant et un après « projet ». L’étudiant doit faire l’expérience des situations afférentes et de leurs phases pour les comprendre et pour apprendre à les intégrer dans une vision globale et opérationnelle pour savoir les administrer.
En L3
L’expérience exhaustive de concevoir et de maîtriser un « projet » d’action culturelle a la pertinence d’un déchiffrement de territoire, révélateur de l’ensemble des composantes, des aspects et des phases de réalisation d’un projet. La compétence sollicitée est la découverte primaire et la synthèse pragmatique d’une action culturelle réelle (grandeur nature et dans un contexte favorable). La faisabilité est issue de la confrontation au réel. L’effet pédagogique est de donner des « leçons à tirer » de l’expérience empirique.
L’étudiant participe obligatoirement, dans le cadre de cette année, à un projet collectif sous la direction d’un chef de projet.
En M1
L’enjeu pédagogique de reprendre la notion de « projet » sert une compétence secondaire de la maîtrise de projet. Il ne s’agit plus de découvrir mais d’intégrer tous les critères dans le cadre d’une faisabilité réfléchie, qualitative et quantitative, préalable et condition d’une réalisation effective. Les leçons de l’expérience de l’année L 3 sont analysées et comprises. Les acquisitions en cours viennent alimenter les savoirs du couple « savoir-faire ».
Le cadre institutionnel, l’articulation des dimensions politiques et stratégiques et la conservation d’une capacité créative qui reste alors au service d’une compétence évaluative en matière culturelle, fondent le champ de compétence de l’administrateur. Celui-ci n’est pas réduit aux réalités financières, juridiques et gestionnaires qui sont cependant ses garants de la maîtrise de sa mission.
A ce stade de la formation, il est important de pousser les étudiants à développer une compétence communicationnelle confirmant la compétence conceptuelle. L’évaluation se fera donc sur le fond et la forme par un jury représentant chacune des compétences correspondantes.
En M2
La faisabilité en tant que discipline maîtrisée est parachevée. Les étudiants sont amenés à travailler par groupes de quatre ou cinq, en séance de cours aidés d’un professeur afin d’élaborer un projet d’étude supérieur.
L’objectif de ce travail consiste à conduire chacun à examiner un aspect très précis du projet (l’environnement juridique, financier, administratif, économique, institutionnel et culturel …) afin d’aboutir à une proposition écrite faisant état d’une analyse fine et instruite, de niveau supérieur, sur le cas traité.
Les productions écrites ainsi élaborées seront regroupées au sein d’un dossier devant former un tout cohérent et homogène. Plus que la simple faisabilité de l’opération, ce travail correspondra à une expertise pointue du sujet.
Cette étude, une fois validée par l’enseignant responsable, fera l’objet d’une soutenance publique en séance suivie d’un débat.
Le « projet » comme objet pédagogique peut prendre alors, en M2, la forme d’un concours de projets (plusieurs projets possibles puisque la promotion est divisée en plusieurs groupes d’une dizaine d’étudiants). Ces projets, sur le modèle analogique d’un concours d’architecture, sont formalisés par un dossier de présentation écrite, et orale avec supports multimédia.