Les débouchés dans le secteur privé

A – Les associations

Le secteur associatif a été et reste encore l’un des principaux pourvoyeurs d’emplois culturels. La formation dispensée à l’IUP intègre dans ses contenus un grand nombre de cours portant sur le fonctionnement administratif juridique et technique des associations.

En conséquence, tout étudiant intéressé par la possibilité de faire carrière dans le milieu associatif aura acquis de solides connaissances tant théoriques que pratiques lui permettant d’être vite opérationnel.

Effectivement, plusieurs types d’associations concernent nos étudiants pour leurs emplois : les associations qui ont une fonction de gestion des entreprises culturelles mais aussi toutes les associations bénévoles qui participent à l’animation de la vie culturelle et qui représentent près de 30% du secteur associatif . Il faut ajouter les fédérations d’éducations populaires, réintégrées pour une grande part dans l’espace culturel en raison de leur expérience de médiation entre les secteurs socioculturel, culturel et social.

B – Les sociétés privées

Un certain nombre de sociétés privées déclarées sous le régime de la S.A. ou de la SARL investissent le marché de « l’action culturelle » comme par exemple, le groupe Vivendi ou Culture Espace.

Parmi les sociétés privées, il convient de compter l’ensemble du secteur culturel industriel qui recrute également des spécialistes du management (Cf. ci-après, § D).

C – Les sociétés d’économie mixte

Ces structures composées par des personnes de droit privé et des personnes issues des collectivités territoriales constituent un compromis entre l’établissement public et la société privée. Le nombre de collectivités locales qui confient à des SEM la gestion des affaires culturelles de la commune est croissant d’année en année. C’est la raison pour laquelle une approche du fonctionnement de ces instances est proposée dans la formation.

Parmi les emplois pouvant être exercés dans le cadre de ces dernières structures peuvent être évoqués notamment les postes suivants :

- consultants en ingénierie culturelle : ils conçoivent de nouveaux événements ou équipements, procèdent aux études de faisabilité, à des audits, calculent les coûts d’investissement et de fonctionnement et les retombées en matière économique et d’image des actions préconisées.

- chefs de projets, organisateurs d’événements, agents de développement des actions culturelles : ils effectuent des missions d’élaboration du plan de financement, d’organisation matérielle, de contrôle de gestion, de rémunération des intervenants, de contacts avec les artistes, de pilotage d’équipes.

- Responsables du marketing de manifestations culturelles et/ou artistiques : ils assurent les fonctions de vente, de commercialisation du « bien culturel », de spécialiste du marché de l’art et de sa réglementation, de spécialistes du secteur du parrainage et du mécénat (et leurs législations respectives) et du secteur publicitaire.

- Responsables administratifs d’un équipement « café-musique » : ils sont chargés de la négociation des contrats avec les artistes, de la gestion de leur hébergement et leurs défraiements, de l’élaboration et de l’exécution du budget, du contrôle de la gestion.

- Responsables ou Administrateurs de maison de la vie associative et de structures socio-culturelles ou de compagnies : ils ont en charge la sensibilisation des publics à toutes les formes artistiques, l’administration et la gestion de tournées, les échanges d’informations internes et externes, la recherche de partenariats financiers, logistiques, l’élaboration ainsi que la mise en place d’actions d’animation et de formation, la préparation et la mise en œuvre des budgets.

D - Les industries culturelles.

Il est impossible ici de lister tous les métiers concernés et de les décliner par type d’industries (livre, disque, film). Citons à titre d’exemples :

- Dans l’édition papier

— Editeur délégué ou assistant : L’éditeur reçoit les manuscrits. Il opère une sélection, tout en tenant compte de la notion de coût. Mais l’éditeur prend aussi l’initiative de contacter les auteurs afin de leur proposer la réalisation ou la réédition d’un ouvrage, en leur précisant les caractéristiques souhaitées. Il négocie le contrat qui lie les auteurs, (écrivains, illustrateurs, traducteurs... selon les cas) à la maison d’édition. Il suit la réalisation du manuscrit, éventuellement le corrige ou le fait remanier.

— Directeur commercial ou assistant Le Directeur commercial d’une société d’édition fixe le tirage et le prix de vente du livre, et en assure la promotion. Il supervise la réalisation des textes publicitaires, prépare des argumentaires de vente, prend des contacts avec les médias.

— Libraire ou chef de rayon librairie en Grande Surface Spécialisée (GSS) Le libraire est un médiateur entre la demande du public et l’offre éditoriale. Il travaille en étroite relation avec les maisons d’édition, dont il reçoit régulièrement les représentants. Il doit choisir un assortiment de livres qui répondent à la demande des clients, mais aussi faire découvrir des nouveautés. Le libraire peut négocier le prix d’achat des livres, mais le prix de vente, lui, est imposé. Ses tâches sont liées à la vente et à la gestion : commandes, approvisionnement, étiquetage, mise en valeur des livres ou de la vitrine, gestion du stock...

- Dans l’édition multimédia

— Assistant réalisateur L’assistant réalisateur est le collaborateur direct du réalisateur. Engagé dès la phase de préparation d’un film ou d’une émission télévisée, c’est lui qui rassemble toutes les données nécessaires à sa réalisation. Pour la réalisation d’un film, il fait une première analyse du scénario pour le producteur, qui détermine le nombre de cachets, les décors, le temps de tournage. C’est la base du devis que chiffrera le producteur. Ensuite le travail de l’assistant réalisateur se partage en deux moments distincts : la préparation et le tournage.

— Manager multimédia Le management se caractérise par deux domaines de responsabilité. Le management multimédia offre les prestations de service de son entreprise pour la fabrication de différents produits multimédias et négocie avec les clients/commettants sur les contenus, la réalisation et le coût de la production souhaitée. Ces tâches externes peuvent être, dans de grandes entreprises, également, réglementées de façon interne entre les différents départements. En ce qui concerne la production elle-même, le manager de projets multimédias est aussi responsable de l’organisation et de la fabrication des produits. Dans de petites entreprises de production, cette responsabilité incombe souvent à une seule personne. Dans de plus grandes structures, qui réalisent plusieurs projets conjointement, il y a normalement, un manager général et plusieurs chefs de projet (producer ) qui sont en interne ou en externe responsables du projet.

- Dans les industries musicales

— Directeur de label adjoint ou assistant Le responsable d’un label assure la sélection des artistes et veille à la gestion de leur carrière. Il rédige les contrats, planifie les enregistrements et prépare la promotion des albums. Il veille à la cohérence globale et à la visibilité de son portefeuille de produits artistiques.